Même la gauche y passe!
Qu’on se la tienne pour dit, les médias bombardent excessivement l’actualité avec les allégations de corruption touchant le Parti Libéral du Québec. Enveloppes brunes dans le domaine de la construction, places réservées dans les Centres de Petite Enfance ou encore nominations suspectes de juges, tout fait douter la population de son gouvernement. Si plusieurs Québécois accusaient les libéraux de servir illégalement les intérêts des grandes entreprises, la ville de Trois-Rivières fut cependant ébranlée par un des scandales le plus inattendu sur la scène politique : Marie-Josée Tardif, conseillère de la ville dans le district des Plateaux et réputée pour défendre la classe moyenne, aurait dépassé ses limites de dépenses électorales lors de la dernière campagne électorale.
La conseillère municipale aurait oublié de déclaré une facture de plus de 600$ dans son rapport remis au Directeur Général des Élections du Québec (DGE). Marie-Josée Tardif aurait ainsi dépassé le montant total permis de plus de 12%. Si son équipe craint pour une possible amende variant entre 1 000$ et 10 000$, la conseillère municipale du district des Plateaux craint davantage pour son poste. Le DGE pourrait éventuellement déclencher des élections partielles dans le comté et ainsi mettre un terme au mandat de Mme Tardif.
À qui la population trifluvienne doit-elle maintenant faire confiance? Marie-Josée Tardif et sa sœur Sylvie, réputées pour combattre la pauvreté et pour défendre les droits des travailleurs, voient leur image désormais ternie. Quels sont les motifs de «l’erreur» de la conseillère municipale du district des Plateaux? Rien ne vient atténuer la méfiance de la population envers ses représentants, que ce soit désormais du côté des socio-démocrates ou encore des pro-libéraux. Il n’y a pas plus d’un an, c’était au tour du maire Yves Lévesque de s’être mis dans l’embarras, en acceptant l’invitation de la compagnie Maskimo pour assister à un match du Canadien…
Si les sœurs Tardifs recevaient autrefois l’appui des socio-démocrates et des «anti-Lévesque», la confiance de leurs électeurs s’effrite peu à peu. Comment combattre désormais un taux d’absentéisme de plus de 60% aux élections municipales? Du fédéral au provincial, de Montréal à Trois-Rivières, la corruption semble frapper tout nos représentants. Méfiance de la population, cynisme, atomisation, individualisme ; appelez cela comme vous voulez, mais reste que personne ne sait comment redonner la confiance et l’intérêt de la population envers la scène politique…