Deux États pour deux peuples
Il y a quelques semaines, j’ai découvert une problématique qui déchire actuellement le Moyen-Orient : les conflits israélo-palestiniens. Comment ne pas crier à l’injustice en voyant la terreur dans laquelle vivent les Palestiniens? Les révolutionnaires de ce monde auront peut-être même envie de se joindre au Hamas pour combattre les voleurs de patrie? Mais il ne faut pas voir la situation de façon manichéenne car ce conflit est bien trop nuancé pour subir une généralisation hâtive; en effet, les attaques israéliennes sur la bande de Gaza sont cruelles, mais les attentats arabes à Jérusalem le sont tout autant.

Depuis la déclaration de l’Indépendance d’Israël, la Palestine a été confinée à une infime partie de ses territoires d’origine. Nous entendons parler à tout bout de champs d’attentats à Gaza, de milliers de morts à Jérusalem, de la ségrégation des Palestiniens par les Juifs grâce à un mur de 730 kilomètres de long en Cisjordanie, etc. Les Palestiniens méritent-ils leur sort? Est-ce que les années de misère et les atrocités qu’ont vécu les Juifs légitimaient leurs actions et leur acquisition d’une terre qui n’était plus la leur depuis des millénaires?
La situation de la Palestine est critique : outre ses conflits internes, son manque d’eau potable, son isolement du reste du monde; elle n’a pas d’État officiel et n’est pas reconnue comme une nation par l’Israël qui contrôle cette région autant militairement qu’économiquement.
Mais quelle serait la solution? Laisser le Hamas lancer des roquettes sur les villes du Sud d’Israël jusqu’à ce que les Israéliens finissent par se fatiguer? La minorité militaire de la Palestine ne lui permet pas de régler ce conflit par la force, il faut donc que la solution tienne du compromis. Par exemple, la création d’un État palestinien qui permettrait à cette nation d’avoir un pouvoir politique contre les Israéliens pourrait mettre un terme aux conflits israélo-palestiniens.
Toutefois, Benyamin «Bibi» Netanyahou, le Premier ministre israélien, n’est pas prêt à laisser la Palestine reconquérir son pouvoir ; pour lui, un État palestinien n’aurait pas de forces militaires, serait restreint par l’Israël par un contrôle des frontières et ne pourrait pas recouvrer certaines de ses anciennes terres. Où est la différence avec la situation présente ? La seule distinction visible est que les Palestiniens auraient choisi leur sort et que les interventions hégémoniques des Israéliens seraient en quelque sorte légitimées par la Palestine. Elle choisirait ainsi de se lier les mains dans le dos pour un statut purement symbolique d’«État». L’idée d’une région à deux États est envisageable si les protagonistes bénéficient des mêmes droits et devoirs.
À cet effet, plusieurs Israéliens sont maintenant en accord avec cette solution, trouvant injuste la façon dont les Palestiniens sont traités par leur peuple ; cette éventualité serait donc possible avec la participation active des deux nations.
Il ne reste plus qu’à découvrir si l’Israël et la Palestine pourront arriver à ce compromis par eux-mêmes ou si une force extérieure comme l’ONU devra les pousser dans la voie de la réconciliation. De plus, Barack Obama a déclaré à de nombreuses reprises que la résolution des conflits israélo-palestiniens était une de ses priorités. Où est-il et qu’a-t-il fait pour améliorer la situation? Qui sait, peut-être avons-nous mis trop d’espoirs et d’attentes sur ses épaules. Le gouvernement Obama prend-il trop de responsabilités en promettant une tentative de réunion entre les Israéliens et les Palestiniens? En se donnant un but plus restreint comme la diminution des attentats par l’amélioration de la sécurité, peut-être que les chances de réussite augmenteraient.