La hausse des frais, la solution?

Publié le par Keven St-Pierre Goulet et Isabelle Boisvert-Chastenay

n143704378813_2051.jpgSans surprise, plus de 500 étudiants et étudiantes ont manifesté le 11 mars dernier, à Montréal, devant le bureau de la ministre et députée libérale Michelle Courchesne. Armés de pancartes et chantant dans les rues, ces jeunes militants, en colère, se sont révoltés pour dénoncer un geste inacceptable : la hausse des frais de scolarités dans les universités, envisagée par la ministre de l’éducation. Il est vrai que notre province vit une année difficile du côté économique : le déficit pour l’année 2009 s’estimerait à 4,5 milliards de dollars, mais cette économie dans le rouge justifie-t-elle que l’on prenne l’argent manquant dans le système du savoir?

La colère des étudiants étaient fortement visible! Les manifestants en voulaient à Mme Courchesne non seulement pour réduire l’accessibilité aux bancs universitaires, mais également pour la disparition d’un fond de 35 M$ destinés aux prêts et bourses du Québec. En fait, ce montant provenaient d’une subvention supplémentaire de 115 M$, (comparativement à 80 M$ en 2007) accordée par le gouvernement fédéral pour l’Aide Financière aux Études. La ministre Courchesne a bel et bien investit les 80 M$ habituels, mais les 35 M$ supplémentaires sont toujours manquant. Les étudiants universitaires et collégiaux ont accusé le gouvernement Charest d’avoir détourné cette  dite somme. Ces derniers avaient d’ailleurs manifesté à ce sujet, le 9 février dernier.

Ce geste politique, en plus de l’intention de soutirer le gel des frais de scolarités universitaires, ont suscité la colère, non seulement chez les étudiants, mais également chez le Parti Québécois. Accusant la ministre Courchesne de réduire l’accessibilité aux études et de favoriser l’endettement, les péquistes réclament la tenue d’un sommet, avec la collaboration de la FEUQ et de la FECQ, afin d’en arriver à une entente. Sans surprise, Mme Courchesne a fait la sourde d’oreille.

numerisation0002.jpgIl faut cependant tenir compte du déficit qu’engendrent présentement les universités du Québec. Prenons en exemple l’Université de Montréal (UdeM) qui enregistre pour la période 2009-2010 un déficit de 14,9 millions de dollars. Ce manque de fonds a provoqué la grève de plus de 2400 chargés de cours qui attendent toujours la négociation fructueuse d’une convention collective. Et que dire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) qui anticipe un déficit de 19,5 millions de dollars? C’est la qualité de l’éducation qui soufre d’un tel manque de fonds.

L’éducation garantit et forme la main d’œuvre de demain; mais avec la hausse des frais de scolarité et le 35 millions détourné, ce sont entre 6000 à 13 000 étudiants qui n’auront plus les moyens de continuer leurs études. Au Collège Laflèche, plus de la moitié des étudiants entament ou finissent leurs études pré-universitaires.

Qu’en pensez-vous?

 

 

 

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<br /> <br /> Eh bien ce débat refait encore surface... La hausse des frais de scolarité n'est pas la solution à tous les problèmes de l'éducation supérieure au Québec, mais le gouvernement n'a présentement<br /> pas le choix de monter ces frais. Le gouvernement est en déficit, les université aussi et il faudrait éventuellement penser à atteindre le déficit zéro. C'est pourquoi monter les frais est une<br /> bonne chose pour combler les trous en ce moment. Certains diront que la hausse empêchera certaines personne d'accéder aux études, ou fera en sorte que certains jeunes se détourneront de l'option<br /> universitaire. J'ai certains doutes là-dessus. La Nouvelle-Écosse est une province ou le salaire moyen est inférieur à celui des Québécois et les frais de scolarité sont parmi les plus hauts au<br /> pays (2e il me semble), mais elle est la province qui produit le plus d'universitaire par capita. Ainsi, l'achalandage universitaire n'est-il, à mon avis, pas une question d'argent, mais bien de<br /> culture et la hausse ne devrait pas faire de dommage. <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L'autre option serait d'augmenter les frais selon le coût du programme ou des revenus que l'on pense que l'étudiant fera. La 2e option me semble un peu trop aléatoire et comporte trop de variable<br /> pour qu'elle soit véritablement appliquée. La première me semble raisonnable dans une certaine mesure. Les étudiants en santé pourraient par exemple payer un peu plus que ceux dans les facultés<br /> dites "papier", puisque leur formation coûte plus cher. Aussi cette option me semble bonne en autant que les étudiants qui supportent la hausse aient d'excellentes possibilités d'emplois pour<br /> être en mesure de rembourser les dettes contractées. C'est pourquoi des programmes comme la santé en générale et génie seraient les principaux visés.<br /> <br /> <br /> Ansi devons nous dans le futur hausser le tarif également pour tous ou bien l'indexer à d'autres variables selon les programmes ?<br /> <br /> <br /> Chose certaine, le gouvernement ne peut plus se permettre trop de dépenses et devra bientôt couper ici et là et monter encore les impôts des particuliers et des sociétés pour qu'on puisse payer<br /> les soins de santé qui exploseront dans les prochaines années. Il y a trop de vache sacré au Québec et il faut comprendre que nous n'avons pu les moyens de vivre comme les boomers l'ont fait.<br />  C'est dommage, mais c'est la réalité d'aujourd'hui <br /> <br /> <br /> <br />
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K
<br /> <br /> Le véritable problème de l'éducation, selon moi, réside dans le décrochage scolaire au niveau secondaire. Quand on pense que le tier des étudiants et le 1/4 des étudiantes, à Montréal,<br /> n'obtiennent pas leur Diplôme d'Études Secondaires, il faut considérer ceci comme une plus grande problématique.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Seulement 12% de la population obtient un diplôme universitaire, quel que soit le niveau. Faites le calcul! Environ 51% de la population ne termine pas son secondaire! Qu'en pensez-vous?<br /> <br /> <br /> <br />