Exposition Haute couture: Paris, Londres, 1947-1957. L'âge d'or

Publié le par Camille Livernoche et Isabelle Boisvert-Chastenay

2079.jpgAu début de la Seconde guerre mondiale, la mode connait un essor fulgurant à Paris. Plus de 70 maisons de haute couture ouvrent leurs portes. Dior, précurseur du style new look, agit comme modèle pour ses compatriotes. Le new look caractérise le passage à la période d’après-guerre. Dior redonne, à travers ses créations, une certaine féminité à la femme : épaules douces, bustes épanouis, tailles fines comme lianes et jupes larges comme corolles, disait-il. Si Dior a une très grande notoriété, il n’en est pas moins que pour certains Balenciaga est le maître incontesté. À l’instar de son homologue, Balenciaga opte plutôt pour des lignes géométriques et, au grand plaisir de toutes, pour une légèreté incomparable. Tout comme le new look, cette légèreté des tenues est caractéristique de la période.  Épicentre de la mode, Paris repose sur un système, créé par Charles Frederick Worth, dans lequel création et fabrication sont réunies sous un même toit. Cette tendance marquera aussi le monde de la mode Britannique. Convoité par la royauté, les gens de la haute société et de la bourgeoisie, le monde de la haute couture a notamment habillé la Duchesse de Windsor, la reine Elizabeth II et la princesse Margaret.

 

Un vrai délice oculaire, l’exposition présentée sur fond blanc mettait parfaitement en relief les chef-œuvres des designers de l’époque. Explications claires, soit avec livret, écouteurs ou tout simplement par les écrits sur les murs, qui se fondaient parfaitement dans le décor. Une atmosphère toute particulière de respect régnait dans la place. Seul petit anicroche : les numéros dans le livret des pièces exposées, ne suivaient pas toujours le parcours. Un peu de va et vient. La complexité des créations justifie très bien leur présence dans un musée des beaux-arts. 

 

Alléluia ! Avec le temps, les patrons des grands couturiers ont fait leur chemin jusqu’au commerce de détail : le prêt-à-porter : ce que nous portons dans la vie de tous les jours.

 

À la suite de cette exposition, nous nous sommes questionnées sur la portée de la mode dans la société d’aujourd’hui : influence-t-elle les relations interpersonnelles et l’image que nous avons des autres?

 

Après une idée préconçue que nous avons entendue à propos du style vestimentaire des étudiants du baccalauréat international dont nous faisons partie, nous avons décidé d’aller interroger les principaux intéressés : les étudiants du programme mode du Collège Laflèche. Nous voulions savoir quelle était leur perception de la mode dans différents programmes et leur vision quant aux préjugés vestimentaires.

 

En discutant avec eux, nous avons découvert que la plupart portait peu d’attention aux différents styles vestimentaires et n’avaient aucun préjugé face aux autres programmes. Bien au contraire, ce sont ces étudiants qui subissent le plus la critique des autres programmes; étant perçus comme superficiels, centrés sur leurs vêtements et qui jugent trop vite les autres.

 

Ainsi, la mode au Collège Laflèche n’est pas aussi importante que nous le croyions, mais qu’en est-il  des personnes à plus faible revenu, se sentent-elles rejetées de la communauté lafléchienne?

 

 

 

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Publié dans Arts et Critiques

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